VEGOUZ

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À propos

Nom

VEGOUZ

Catégorie

Dessin

Technique(s)

Peinture acrylique au pinceau, dessin à main levée au Posca, couteaux

Téléphone

0688638696

Site internet

https://www.instagram.com/vegouz.art/

E-mail

vegouz.crea@gmail.com

A propos de vous (paragraph 1)

Mon langage est le dessin, il exprime une attitude plutôt qu’une esthétique : celle d’un féminin asexué, impartial, discret, indifférent, qui ne cherche pas à séduire mais simplement à être présent. Cette simplicité apparente n’est pas un effacement : c’est une manière d’atteindre une beauté essentielle, épurée, où le féminin se déploie comme la figure universelle et populaire qu’elle est. En assumant une posture volontairement en décalage avec une certaine actualité contemporain, je revendique ma propre culture, un rapport intime au dessin qui refuse l’excès, le spectaculaire ou le bavardage formel. J’ai choisi ce travail parce que c’est le seul qui ne me contraint pas à mentir. La ligne claire est la
base : elle ne peut pas tricher, elle communique de manière directe et universelle. La spontanéité est ma méthode la plus honnête : aller vite, préserver l’émotion primaire, ne pas penser. Le graphisme, la communication ou le marketing
répondent à des contraintes fonctionnelles ; l’art, lui, ne devrait répondre qu’à la seule contrainte constructive de l’émotion forte. Mon geste n’a pas vocation de répondre à un commandement extérieur comme le fait le graphiste pour vendre
un produit : il doit exister par la seule contrainte intérieure. Dans cette recherche, le corps et le visage deviennent un terrain d’exploration subtil, une attention à leurs mouvements légers et à leur langage corporel du quotidien. Le regard, la posture, la chevelure, le vêtement, le froncement presque imperceptible des sourcilles ou le pincement des lèvres. Aussi sur certaines œuvres, l’attitude des pieds souvent négligés dans la tradition picturale, prend une importance expressive majeure, tandis que le visage reste calme, presque impassible.

A propos de vous (paragraphe 2)

Ces contrastes me permettent de comprendre et de révéler le féminin que je rencontre au moment où je le vois. Ce choix minimaliste participe à ma rupture avec le réalisme, l’impressionnisme et plus largement les héritages académiques. Le dessin populaire, dans sa frontalité et sa sincérité, devient pour moi une alternative : un espace où la ligne claire affirme poliment sa puissance narrative, où chaque trait raconte quelque chose sans s’excuser. Mon admiration pour la discipline, le minimalisme et l’esthétique japonais est équivalente à celle que j’éprouve pour l’histoire, l’avant-gardisme et l’intensité émotionnelle propres à certains artistes occidentaux. Pour le dire simplement, je place aujourd’hui des artistes tels qu’Otomo et Bacon sur un même plan d’admiration et d’inspiration.
J’ai appris en redessinant mangas, scènes de films, d’animés, peintures classiques et modernes : mon seul guide en matière d’art est cette passion dévorante qui m’anime pour un artiste ou une œuvre, tant que je cohabite avec. Le pseudonyme « Vegouz » vient du jeu vidéo, d’un surnom déformé donné par des amis. Je l’ai gardé pour eux, et parce qu’il me semblait juste. Autodidacte, j’ai toujours dessiné, mais j’ai refusé l’enseignement académique par peur qu’on m’impose une culture ou une méthode. J’ai exploré d’autres voies, artisanat, poterie, communication,
jeu vidéo, bande dessinée, sans jamais renoncer à mon indépendance. Mon univers créatif devait rester à moi, intact. Dans mon travail, tout commence par les yeux : en un instant, une personnalité apparaît. Le reste du visage suit, parfois en quelques secondes, parfois en une journée. L’homogénéité des toiles permet la
confrontation : les différences ne résident pas dans le style, mais dans les personnalités. Comme lors d’une rencontre, un détail, même minuscule, emmène
la personne dans une toute autre personnalité. Chaque portrait est une rencontre brève : je la découvre, puis je l’oublie pour m’intéresser à une autre, puis une autre. C’est une succession d’amis imaginaires, une infinité de visages possibles. Vue Intérieure s’écrit ainsi : une série rapide, homogène, faite de regards, de féminités multiples, où l’émotion prime sur la réflexion, la fulgurance sur le contrôle. En fin de compte, je ne cherche pas à séduire. Je cherche à être honnête. À exprimer, à ma manière, la persistance d’un souvenir simple, essentiel.